Projet agronomique

L’Agroforesterie, les productions et ateliers associés

Ce premier projet agronomique sommaire se définit sur la surface actuellement disponible de 7 ha de SAU et devrait se construire en relation étroite avec l’association Arbre et Paysage 32. Le rapprochement avec cette structure et le lien plus général avec L’ADEAR 32 doit permettre d’établir un programme spécifique adapté à la situation de la ferme de Refaire. Le préalable sera la constitution d’une entité juridique à caractère agricole, sous la responsabilité technique d’un porteur de projet possédant les capacités requises. Des démarches sont en cours. Plusieurs contacts sont établis avec des structures d’accompagnement. L’ensemble des surfaces serait mené en production biologique ce qui nécessite une mise en conversion des terres dès le début d’activité.

La première étape devrait consister à reconquérir les espaces nécessaires à la plantation des haies bocagères et à la constitution des parcelles, suivie par l’élaboration d’un programme d’installation des arbres. Actuellement, les terres sont exploitées par un agriculteur via un accord tacite hors bail agricole et feront l’objet d’une reprise en gestion progressive. Parallèlement, c’est également vers l’atelier maraîchage que devraient se porter les efforts de création, avec l’objectif précis d’être rapidement en capacité de production. 1 ha est prévu pour cette production de légumes, dont 1200 m² de serres. Cet espace maraîchage doit être la base d’une activité commerciale spécifique et autonome, en capacité d’approvisionner une unité de vente directe et une petite conserverie. Cet atelier de transformation de produit végétaux ( produits frais , conserves au naturel ou élaborées ) , trouve sa place sur la ferme pour stocker la matière première qui sera consommée ou vendue à travers les opérations ponctuelles du lieu d’accueil ( guinguette, événementiels, marchés fermiers).

Un atelier de production poulet de chair et œufs est également envisagé dans le même esprit, mais avec un rapprochement de l’unité de traitement et de transformation mutualisée par les agriculteurs biologiques du Gers ( atelier de Seissan). Production de 1500 poulets chair /an et 300 poules pondeuses en technique agro-forestière. L’accueil, dès cet hiver, d’un stagiaire ingénieur est envisagé sur une période suffisante pour permettre l’élaboration d’un programme agronomique cohérent. ( +ou – 6 mois) . Un lien avec le milieu agro forestier est souhaité et est en cours de réalisation pour diriger et accompagner ce travail prospectif. L’AFAF et Arbre et Paysage 32 seraient partenaires et directement impliqués sur ce sujet.  Les productions de plein champ sont à définir pour répondre soit à des besoins liés aux projets de valorisation de l’espace non encore identifiés, ( transformation , développement) soit aux besoins d’alimentation des animaux présents sur la ferme ( chevaux, poulets et animaux du jardin paysager).

En tout état de cause, l’ensemble des activités tendra vers des modes de productions vertueuses destinés à argumenter de façon pragmatique le discours de base de ce lieu. Les propositions seront clairement orientées vers une agriculture de taille humaine dans l’objectif de l’autosuffisance, de l’autonomie et de la participation active au développement écologique local. Une place prépondérante sera donnée à l’utilisation de la traction animale tant sur la partie ferme que sur l’Agroforesterie. Le cheval semble en effet rassembler des qualités répondant aux besoins de gestions légères ou moyennes des parcelles boisées ou d’entretien des haies (gestion douce). Dans le même esprit, une place particulière est souhaitée pour l’abeille, pollinisatrice et témoin de la santé et de l’équilibre de cet îlot. Un travail en lien avec les agriculteurs proches pourrait permettre la réinstallation de ruchers conséquents, signe probant de l’inversion de la situation. Une démarche est entreprise dans ce sens par l’entreprise Ballot-Flurin, spécialiste reconnu installé à Maubourguet, en partenariat avec Arbre et Paysage 32 dans le Gers et les Hautes Pyrénées et pourrait servir de modèle pour le territoire de Marciac. Une proposition d’implication d’un apiculteur local serait, dans ces conditions, possible alors que l’abeille a quasiment disparu dans cette zone de plaine.

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