Genèse

Août 2017

Présentation du projet de réhabilitation et de développement agro-forestier. Ferme en Pluri-activités et Polyculture-Elevage

Cette note de présentation est réalisée dans le cadre de l’étude préalable à la mise en place du nouveau PLU de Marciac. Nous sollicitons en effet la possibilité d’élargir les activités de la ferme de Refaire située en zone Agricole pour concrétiser ce projet de réhabilitation.

Genèse : La ferme de Refaire est située à 1,5 km de Marciac , sur la D3 en direction de Tillac Mirande. Actuellement propriété de Mme Palerme Delibes, elle est inoccupée et inactive depuis 8 ans. Cette propriété est constituée d’un corps de ferme : une maison d’habitation, une grange , une étable et un hangar et jouxte des parcelles agricoles de plaine sur 10 ha. ( cf plans cadastre et situation) Longtemps à vendre, la ferme de Refaire fait aujourd’hui l’objet d’un projet de réhabilitation agro écologique basé sur l’arbre et sur la place prépondérante à lui donner dans un contexte de développement d’activités agricoles pragmatiques et réalistes. Eco-lieu construit autour d’une ferme et d’un jardin paysager cœur de l’accueil, ce projet s’intéresse à la mise en place d’activités orientées résolument vers l’agroforesterie, la permaculture et l’accueil thématique. A l’appui de cette démarche, l’idée de créer un lieu dédié à l’arbre et à ses capacités à répondre, tout à la fois, aux recherches de solutions agronomiques, comme à la recherche d’un sens purement botanique, naturaliste et esthétique.

A l’origine, c’est la rencontre d’un paysagiste créateur et gestionnaire d’un jardin botanique et d’agrément en milieu urbain qui déclenche la mise en place d’une réflexion profonde sur la Ferme de Refaire. Les premiers contacts sont pris au printemps 2014 et aboutissent à l’élaboration d’une version intitulée : Le Petit Paradis de Marciac. Cette version s’inspire du concept développé par Daniel Rieusset à Vendargues près de Montpellier ( cf lien site : http://www.petitparadis.com ) et s’inscrit déjà dans plusieurs dimensions. Dimension agricole et paysagère – Dimension économique et sociale – Dimension esthétique et patrimoniale – Dimension écologique et touristique. Une maquette représentant une première version du projet a été réalisée et présentée à Mr Guilhaumon. Plus « outil de travail » que version figée, elle a également servi à faire évoluer les idées. Il s’avère très vite que ce concept, qui a trouvé sa place et son intérêt dans une zone fortement peuplée et qui base son équilibre économique sur une billetterie, ne se conçoit pas de la même manière sur notre territoire. Marciac est une cité de 1300 habitants, certes connue, mais caractéristique de cet espace rural du Gers, vaste et peu peuplé. Devant ce constat et au fil des rencontres, le projet s’étoffe, se construit et s’organise sans pour autant quitter son fil conducteur. La vocation agricole de la ferme sert de base à la recherche de la place de l’arbre dans nos campagnes et à l’opportunité de créer des ceintures vertes en périphéries urbaines.

L’agroforesterie semble ainsi pleinement correspondre à la recherche d’un cadre directeur, complété par un ensemble de démarches et idées d’accompagnement. C’est bien vers une ferme en pluriactivités et polyculture élevage que le projet s’oriente, avec :

  • Le jardin d’agrément à caractère botanique et ornemental
  • La permaculture maraîchère
  • L’unité agricole agroforestière de type polyculture-élevage
  • La mise en place et l’intégration à un réseau d’acteurs et producteurs locaux
  • La réhabilitation du bâti en éco-construction et la création d’un éco-hameau en HLL
  • Un lieu d’accueil festif et culturel :
  • La formation et le partage du savoir.

Cette nouvelle approche amène à réfléchir à la création d’une unité de base significative et reproductible avec, à terme, une implantation foncière probablement plus importante que les 10 hectares originels. Une maîtrise, directe ou indirecte, de l’ordre de 20 ha devrait permettre de modéliser une entité familiale autonome, économiquement viable, capable de s’insérer dans le réseau dynamique de la zone locale de production de produits agricoles biologiques et agroforestiers. La mise en place du projet de réhabilitation de cette propriété a nécessité que l’ensemble des concessionnaires du service public soient préalablement approchés et consultés. Un premier dossier succinct leur a été adressé au printemps pour connaître la faisabilité technique de l’opération et les conditions de leurs interventions éventuelles. – DDI pour l’accès à partir de la D3 – Syndicat d’Energie pour les besoins électriques – La CC Bastides et Vallons pour l’assainissement . En retour il apparaît qu’il n’existe pas de contre indication à ce projet et que des pistes d’aménagements existent sur tous les points recherchés. Il demeure que les propositions faites correspondent à des chiffres maximisés, issus d’une première approche du projet qui a, depuis, bien évolué pour prendre une voie plus originale et plus économe en terme de besoins. Une nouvelle étude , plus affinée, est nécessaire pour ramener les aménagements préconisés à une hauteur en rapport avec l’investissement global prévu aujourd’hui.

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